Megha-Tropiques

Lancé en 2011, le satellite franco-indien Megha-Tropiques a ses instruments pointés sur l’atmosphère de la ceinture intertropicale, là où naissent les phénomènes météorologiques les plus violents de la planète : cyclones, moussons...

Cette mission est en effet dédiée à l'étude du cycle de l'eau et des échanges d'énergie dans l'atmosphère tropicale qui a une importance majeur pour la compréhension du climat, du cycle de l’eau et du bilan énergétique. Si Mégha-Tropique nous permet de mieux comprendre les modalités du transport et de la distribution de la vapeur d'eau dans l'atmosphère, les conséquences sur le bilan énergétique dans ces régions et la formation et l'évolution des systèmes convectifs tropicaux, nous comprendrons mieux les changements climatiques. Nous saurons ainsi mieux prédire les événements extrêmes dans les régions tropicales et donc mieux protéger les populations.

Depuis le lancement de la mission, plus de quatre ans de données d'une qualité remarquable ont déjà été accumulées et constituent un apport scientifique considérable. Au point que pour répondre à la demande des utilisateurs, la mission initialement prévue pour trois ans a été prolongée de deux ans, ce qui a été rendu possible grâce à la parfaite santé du satellite et de ses instruments SAPHIR ET SCARAB. Megha-Tropiques fait partie de la constellation des satellites de la mission GPM (Global Precipitation Measurement) menée conjointement par les Agences spatiales américaine (NASA), japonaise (JAXA), indienne (ISRO) et française (CNES).